discours de Xavier LEFRANÇOIS

Mesdames et Messieurs, il y a parfois des évènements maruqants et celui d’aujourd’hui en est un.

Nous sommes tous réunis pour célébrer le 71ème anniversaire de la libération par nos amis Canadiens de la ville de Neufchâtel-en-Bray ;

Nous sommes tous réunis pour honorer un grand homme Pierre Loquet ancien de la 2ème D.B. qui a été un des artisans de la libération de la France ? qui recevra dans quelques instants la plus belle et la plus haute distinction française, la Légion d’Honneur.

Nous sommes tous réunis pour la remise officielle d’un authentique béret du régiment Canadien de la chaudière libérateur de notre ville et d’un drapeau Canadien. Deux emblèmes chers dans notre cœur brayon offert par Mr Roger BOURGEOIS à la ville de Neufchâtel.

Nous sommes tous réunis en présence de nombreuses personnalités et tout particulèrement celle de Madame la Sous-Préfète.

Madame la Sous-Préfète,

Monsieur le Conseiller Départemental,

Monsieur le Président de la COM COM

Le Général Julien,

Mesdames et Messieurs les Maires, Adjoints et Conseillers,

Colonel Josée Robidoux 35ème Groupe Brigade Commandement

Mesdames et Messieurs les représentants de la Gendarmerie,

Major Shaun Funk Commandant Adjoint (Royal Canadian Hussar's)

Mesdames et Messieurs les représentants des associations patriotiques,

Mesdames et Messieurs les représentants des associations diverses,

Messieurs les Porte-Drapeaux,

Mesdames, Messieurs,

Nous voici tous rassemblés pour rendre un hommage de reconnaissance et de gratitude à tous nos libéraéteurs et en particulier aux Canadiens des Régiments de la Chaudière et ceux du Ducks Of York's Canadians Hussar's pour avoir été les premiers à libérer notre "ville martyre" de Neufchâtel-en-Bray, le 31 août 1944, il y a 71 ans !! Trois d'entre eux y laissèrent leur vie.

Avant cette atroce guerre, en 1939, Neufchâtel-en-Bray était, comme aujourd'hui, une ville paisible et dans laquelle il faisait bon vivre.

Les premiers bombardements Allemands éclatent le 19 mai 1940, et reprennent brutalement le 7 juin 1940. Ce vendredi là, la ville sombre dans la terreur la plus totale.

En quelques minutes, des tonnes de bombes déversées par la Luftwaffe anéantissent la capitale Brayonne. Notre magnifique ville, disparaît sous les flammes. Huit cent maisons furent ainsi détruites, soit plus de 80% des habitations de Neufchâtel.

Après la libération, il sera décerné à la ville de Neufchâtel-en-Bray la croix de guerre avec étoile d'argent pour sa résistance entraînant dans on sillage son cortège de désolation, de tristesse et de souffrances. Le défilé ininterrompu de Français, de Belges, de Hollandais traversant la ville effraient les habitants.

Ce fut d'ab ord des voitures surchargées d'hommes, de femmes âgées et d'enfants au milieu d'objet hétéroclites. Ce long cortège de misère descendait les routes venant du Nord, sous les menaces des avions "Messerschmitt" passant sans arrêt sur leur tête dans le ciel de mai 1940.

Ils mitraillaient à l'enfilade, en rase motte, les pauvres réfugiés qui se terraient impuissants dans les fossés ou bien dans les terres.

Partout l'avance des troupes Allemandes était fulgurante, le gouvernement Français est contraint de se réfugier à Tours puis à BOrdeaux le 22 juin.

La résistance française, tant militaire que politique, a cessé et pourtant, ici et là, des voix s'élèvent lors de la bataille d'Angleterre. Churchill déclare devant le Parlement : "Je n'ai à offrir que des larmes, du sang et de la douleur, mais je ne capitulerai jamais."

Le territoire britannique apparaît comme étant le symbole de l'espoir et de la résistance. Réfugié à Londres, le Général De Gaulle y a regoupé les forces françaises et redonne espoir. D'ailleurs voyez cette magnifique exposition qui nous entoure " The French Connection 1 000 ans de relations Anglo-normande"s,. Je vous invite à la découvrir...

Le 6 juin 1944, Canadiens et Britanniques, Belges et Hollandais, Américains, Français et Polonais s'élancent à l'Assaut de la forteresse Europe.

Le Général Eisenhower leur déclare : "Les yeux du monde sont fixés vers vous, les espoirs et les prières des hommes épris de liberté vous accompagent !" Ainsi commence le formidable débarquement de Normandie.

KLe 6 juin au soir, 155 000 hommes sont débarqués sur le sol Français. Mais fin août, le tribu est lourd !! 2 300 tués !! 7 500 disparus !! Sans compter les victimes de bombardements alliés sur les villes de Normandie.

Avant le 6 juin 1944, les Allemands ne s'inquiétaient pas d'un débarquement possible vers les côtes Normandes malgré le coup de main de DIeppe. Ils croyaient préférab le de mettre au point leurs armes secrètes, les V 1 et V2, bien connus hélas des habitants du Pays de Braty, les rampes étaient si proches.

Les batteries de D.C.A. installées aux alentours de Neufchâtel étaient très meurtrières. Ils pensaient vaincre, mais c'était sans compter sur les informations qui étaient transmises à l'état major allié par nos résistants Brayons qui furent très actifs à cette époque.

Aujourd'hui nous devons aluer leur travail de l'ombre pour la liberté !!

Ce recueillement que nous vivons en cet fin d'après-midi, si vous me le permettez, je le dédierais à nos libérateurs Canadiens qui ont perdu leur vie aux portes de Neufchâtel et à l'ensemble des résistants Brayons.

Vive la liberté, Vive la France !


Remise du Béret de la Chaudière et de l'ancien drapeau canadien

31 août 2015 Fête de la Libération

Le Royal Canadian Hussars accueilli aux célébrations du 70e anniversaire de la libération de la France en Normandie

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Article / Le 13 novembre 2014 / Numéro de projet : 14-0182

Notre petit détachement du Royal Canadian Hussars (Montréal) a reçu un accueil sincère et émouvant de la population de Neufchâtel, en Normandie, lors de sa participation aux célébrations du 70e anniversaire de la libération de la France le 31 août dernier.

Le groupe était composé d’un ancien combattant de la Seconde Guerre mondiale, d’un ancien commandant et de quatre militaires en service : le caporal (retraité) Alan Canavan; le lieutenant­colonel (retraité) Karl Kramell; le major Shaun Funk, commandant adjoint du régiment; le capitaine Robin Thibault, commandant de l’Escadron de commandement et de soutien; le sergent Steve Barrette, quartier-maître régimentaire; et le caporal Matteo Modafferi.

À titre de commandant adjoint du Royal Canadian Hussars (Montréal) (RCH(Mtl)), permettez-moi de vous donner mes impressions sur cet événement.

Je connais les honneurs de guerre du RCH(Mtl) et j’ai lu les récits de la Seconde Guerre mondiale ainsi que les journaux de guerre de mon unité. Lorsque je le pouvais, je me suis plongé dans les écrits personnels de ceux qui ont bien voulu partager leur histoire. J’ai aussi voyagé en Europe, en plus de visiter différents champs de bataille. Toutes ces sources m’ont permis d’établir un bagage de connaissances et d’impressions suffisamment concrètes et approfondies pour constituer un petit morceau de mon propre tissu patriotique, bien distinct des lambeaux désordonnés qui représentent la majorité de mes banales connaissances.

Voici ce qui s’est passé à Neufchâtel il y a 70 ans. Le 31 août 1944, l’Adjum C.C. White, sergent-major du 17th Duke of York, RCH(Mtl), et les cavaliers T.C. Pettibone et R.E Andrews effectuaient le repérage le long de la crête au sud de Neufchâtel, en direction nord-est vers Calais, durant la deuxième phase d’une opération de nettoyage et de reconnaissance. D’un côté, l’Adjum White remarqua un villageois qui lui faisait signe. Croyant qu’il s’agissait de simples salutations, il ne se rendit pas compte que l’homme essayait en fait de l’avertir de quelque chose.

Le régiment n’avait rencontré qu’une faible résistance depuis son départ de Rouen. Dirigeant l’avancée vers le nord, il demeurait sous pression pour poursuivre le mouvement. Les Allemands avaient battu en retraite, ébranlés par la résistance française, pendant que les Alliés allaient de l’avant. L’homme seul sur la crête avait tenté de les stopper et de transmettre de l’information sur une position ennemie située à seulement 150 mètres de là.

L’Adjum White salua le Normand en retour. Quelques instants plus tard, son véhicule était atteint de deux projectiles d’un canon anti-char 88 retranché. Les cavaliers Pettibone et Andrews furent tués sur le coup tandis que l’Adjum White rendit l’âme en route vers un hôpital de campagne. Les Allemands, ayant accompli leur petite tâche qui consistait à attaquer les éléments de tête alliés, quittèrent immédiatement leur position. L’engagement était terminé, et la ville fut libérée.

Un monument est aujourd’hui érigé le long de la crête sud, sur le bord de l’avenue des Canadiens à Neufchâtel. Lors de leur visite cette année, les membres du RCH(Mtl) y ont déposé trois couronnes, en mémoire de leurs confrères tombés au champ d’honneur, devant quelque 200 anciens combattants français, membres des familles, voisins de la Résistance française de la Seconde Guerre mondiale et résidents actuels de Neufchâtel. 

Cet emplacement n’est pas lié aux honneurs de guerre du RCH(Mtl). En réalité, nous n’avons rien fait de plus pour les gens de Neufchâtel que traverser la ville pour nous rendre au prochain objectif. Malgré tout, notre présence et notre passage ont permis de faire fuir les derniers ennemis restants.

Le Cpl (retraité) Canavan, l’un de nos grands anciens combattants maintenant âgé de plus de 90 ans, était notre guide sur le terrain, alors que nous étions immergés dans les récits de guerre, relatant à la fois les pertes et les moments cocasses impossibles à oublier même après toutes ses années. Nos hôtes, les résidents de Neufchâtel, nous ont logés, nourris et offert à boire comme si nous étions les libérateurs d’il y a 70 ans. 

La pittoresque ville de Neufchâtel était recouverte d’une multitude de drapeaux canadiens, avec quelques drapeaux français et normands habituels ici et là. La journée entière était consacrée aux Canadiens, du service religieux matinal jusqu’au dîner réception en soirée, en passant par la cérémonie au monument et l’activité à l’hôtel de ville. La population a fait preuve d’une hospitalité et d’une gratitude sans borne. Notre petit détachement du RCH(Mtl) en a été très ému et honoré.

J’ai l’intention de retourner à Neufchâtel, cette fois avec encore plus de membres du RCH(Mtl), en utilisant à nouveau des fonds privés pour financer le voyage. Un événement local comme celui auquel nous avons assisté en août, avec tout l’apparat de circonstance sans pour autant diminuer le caractère intime, constitue une excellente façon de sensibiliser, d’éduquer et d’impressionner les troupes d’aujourd’hui, pour que les contributions de nos prédécesseurs soient reconnues à juste titre et ne tombent pas dans l’oubli.

Par: Major W.S. Funk, commandant adjoint du Royal Canadian Hussars.


31 août 2013 Fête de la Libération Neufchâtel en Bray

Il y a 69 ans ...

 

- 23 Porte-drapeaux

- Madame Martine LAQUIEZE, Sous-Préfète de Dieppe,

- Madame Sandrine HUREL, Députée de la 6ème Circonscription de Seine Maritime - Conseillère Générale de Dieppe,

- Monsieur Dany MINEL, Conseiller Général du Canton de Neufchâtel-en-Bray - Maire de Mesnières-en-Bray,

- Madame le Commandant de Gendarmerie,

- de nombreux Présidents d'Anciens Combattants,

 

répondirent présents à l'invitation 

 

- du C.A.P.P.N. et de son Président Emile VITTECOQ

- de Xavier LEFRANÇOIS, Conseiller Régional et Maire de Neufchâtel-en-Bray  

 

Tous rendirent hommage aux trois Canadiens tombés le 31 août 1944 du Régiment de la Chaudière

 

ANDREWS Robert

PETTIBONE Théodore

WHITE Colin

 

ainsi qu'à l'ensemble des combattants, très jeunes bien souvent, qui sacrifièrent leur vie dans l'espoir d'un monde libre.

Ces hommages rappellent combien il est important de se souvenir.

Intervention de Xavier LEFRANÇOIS

Conseiller Régional

Maire de Neufchâtel-en-Bray

28 porte-drapeaux

 

31 août 2012 – 31 août 1944

 

68 ans séparent ces deux dates

 

et l’émotion est toujours intacte

 

Comment pourrait-il en être autrement ? !

 

Souvenons-nous, après de longues années de guerre et son cortège de désolations, de souffrances et de tristesse, survînt ce jour tant attendu : le 6 juin 1944.

 

Des campagnes et des ports anglais, des milliers d’hommes de diverses nationalités s’élancent ce jour-là à l’assaut du nazisme.

 

Le territoire britannique apparaît alors comme le symbole de l’espoir et de la résistance.

 

Au soir du 6 juin, 155 000 hommes ont mis le pied sur le sol français avec 20 000 véhicules. Parmi ces libérateurs, à qui nous devons la reconnaissance et toute notre gratitude, figurent des Canadiens.

 

La Canada a consenti un effort immense pour contribuer à la victoire.

 

Durant la seconde guerre mondiale, 40 000 hommes sont tombés en Europe dont 10 000 sont inhumés en terre normande.

Au titre des régiments canadiens, deux sont plus précisément chers à notre cœur :

 

-        le Régiment de Reconnaissance de la 3ème Division d’Infanterie du 17ème Ducks of York’s Royal Canadians Hussar’s

-         le Régiment de la Chaudière

 

Le 31 août 1944, un jour sombre pour la libération de notre Capitale Brayonne.

 

Arrivé en éclaireur, à l’entrée de la ville, en fin d’après-midi, venant de la direction de Rouen, un char canadien Daimler apparaît.

Le pire est arrivé. L’explosion d’un obus allemand stoppa net sa progression …

Le 17ème Ducks of York’s Royal Canadians Hussar’s perdait deux soldats, un troisième blessé décèdera dans la nuit :

 

-         Robert ANDREWS

-         Théodore PETIT BONNE

-         Colin Carey WHITE

 

furent les dernières victimes des Allemands en Pays de Bray.

 

Rendons-leur hommage !

 

Quant au Régiment de la Chaudière, il entra dans Neufchâtel le 1er septembre au matin.

 

Débarqués à Juno Beach (Bernières) le 6 juin 1944, ces hommes sont passés par Vimoutiers, Orbec, Elbeuf avant leur arrivée à Neufchâtel-en-Bray.

Leur chemin vers la liberté les mènera ensuite vers Etalondes, Abbeville, Boulogne-sur-Mer, Calais puis la Belgique, les Pays Bas et L’Allemagne. Un périple de onze mois.

 

Il y a tout juste trois ans, en juin 2009, Neufchâtel a accueilli une délégation de vétérans du Régiment de la Chaudière.

Ce fut un grand moment d’émotion !

 

 

Une émotion que j’ai aussi ressentie à Dieppe lors du 70ème anniversaire du Raid Anglo Canadien.

Accompagné de l’Adjoint aux affaires patriotiques, Gilbert BEUZELIN, nous avons, lors de la cérémonie, déposé une gerbe au nom de la Ville de Neufchâtel.

 

Quelques minutes plus tôt, je faisais connaissance avec un militaire canadien. Il me disait que son oncle (Monsieur Dubois) faisait partie du régiment de la Chaudière et qu’il avait participé à la libération de notre Ville de Neufchâtel.

 

Une belle occasion pour moi de lui demander de m’accompagner jusqu’au monument pour y déposer la gerbe.

 

Croyez-moi, ce fut pour lui, comme pour moi, une grande émotion devant des milliers de personnes présentes.

 

Devant le Gouverneur du Canada, devant les Ambassadeurs britannique et canadien, devant les familles de disparus, devant les vétérans, et devant vous Madame la Sous-Préfète qui était présente.

 

Aujourd’hui nous honorons nos héros avec un profond sentiment de reconnaissance.

 

J’associerai, bien sûr, les résistants brayons qui, sans hésitation, et au péril de leur vie, ont lutté pour la liberté de la France.

Ayons une pensée pour notre héros Maurice Quillien qui nous a quitté cette année.

 

A tous, nous leur devons ce que nous sommes aujourd’hui, des Français libres, // des Neufchâtelois fiers, :: leur sacrifice n’aura pas été vain !

 

Vive le Canada ! Vive la France !